Une jolie fable moderne: Bifteck de Martin Provost

Petit billet lecture aujourd’hui entre deux avalanche de calories (mais je parle pas mal d’expos donc ça compense) (non ?) (non.). Parce ce que je suis clairement en retard dans mes comptes rendus de lecture ! Je viens de finir Murakami alors que je n’ai même pas pris le temps de vous parler de ce livre de Martin Provost : Bifteck.

Il s’agit d’un petit livre que j’ai choisi à la Fnac en grande partie pour sa couverture et son titre  pour le moins original. (Et la je me rend compte que ce livre parle AUSSI de bouffe, il faut que je consulte).

Quatrième de couverture : Chez Plomeur, à Quimper, on est boucher de père en fils. Dès sa puberté, en pleine guerre de 14, André, fils unique de Loïc et Fernande, développe un don très particulier, celui de faire « chanter la chair » – et pas n’importe laquelle : celle des femmes qui viennent faire la queue à la boucherie Plomeur, dans l’espoir de goûter au plaisir suprême. André assume gaiement et avec talent le devoir conjugal des absents partis au front. Mais l’armistice survient et les maris reviennent. Un matin, André trouve devant la boucherie un panier en osier avec à l’intérieur un bébé. Puis un deuxième, un troisième, un quatrième… sont déposés devant sa porte. Du jour au lendemain, voilà André père de sept enfants et poursuivi par un mari jaloux décidé à lui nuire ! Afin de protéger la chair de sa chair pour qui il se découvre un amour infini, il décide de prendre la mer et de rallier les lointaines Amériques. En chemin, la remuante tribu échoue sur une île déserte…

Mon avis : Plus qu’un roman, il s’agit d’une véritable fable (aussi bien sur la forme que sur le fond) à la fois poétique et moderne. Un conte pour adulte sur la paternité en somme. Ce petit livre se lit très facilement, il est plein de jolies métaphores et de jeux de mots culinaires.On sourit souvent devant les trouvailles cullino-stylistiques de Martin Provost.

J’ai trouvé ce livre sympathique, original mais sans pour autant être transportée. Si j’ai beaucoup apprécié la magie de mots de Martin Provost, le fond m’a un peu moins convaincu, en particulier la deuxième partie qui se déroule sur l’île. Je suis restée un peu sur ma fin même si l’épilogue est plutôt bien trouvé.